Elle prit une rue à gauche, la remonta vite et tourna encore à gauche - et tomba nez à nez avec trois policiers.
"OK", se dit-elle tout d'abord. "Si ça se trouve ils auront oublié qu'on me recherche." Elle essaya de passer devant eux sans les regarder.
- Mademoiselle ! dit soudain un des policiers en s'avançant vers elle.
Jadda s'arrêta.
Sa main plongea vers sa poche intérieure...
- Mademoiselle, au nom de la loi, commença le policier...
Elle tira son arme de sa poche - puis tira, tout court.
Le policier ne put jamais finir sa phrase ; il s'écroula aussitôt, sans une goutte de sang.
Ses deux collègues réagirent au quart de tour.
- Arrêtez ou on tire ! crièrent-ils à la jeune fille qui leur faisait face.
Jadda visa à la hâte l'épaule de l'un des deux, il reçut le petit projectile brillant légèrement en dessous dans le bras droit, il lâcha son arme en gémissant, le dernier policier tira. L'adolescente entendit la balle siffler à ses oreilles... mais ne fut pas touchée.
Elle riposta une fois, à l'aveugle - et la formidable précision du Zath 301 fit qu'elle atteint sa cible - puis s'enfuit à toutes jambes, dans les rues grises.
- Ah la garce ! jurait le troisième policier, touché à la jambe.
Mais Jadda n'entendait pas.
Elle était déjà loin.